CAP Enseignement général

Les programmes de l'enseignement général pour les CAP sont entrés en vigueur, en première année de formation à compter de la rentrée 2003 et en seconde année de formation ...

  • Chimie, Physique, Mathématiques

    Les formateurs qui enseignent à la fois les mathématiques et la physique-chimie au niveau CAP ont le souci de dispenser une formation motivante et concrète qui suscite des questions et propose des réponses sur des sujets tant de la vie courante que professionnelle.
    La physique et la chimie fournissent des exemples nombreux où l’utilisation des mathématiques facilite la compréhension des phénomènes: la représentation de résultats d’expérience sous forme de graphiques, l’expression de lois sous forme de formules synthétiques sont des techniques qui facilitent le raisonnement et dont l’acquisition est d’autant plus attrayante qu’elles sont mises en oeuvre dans des contextes où leur utilité est manifeste.
    La formation en mathématiques et en physique-chimie a pour objectifs, dans le cadre du référentiel de certification, l’acquisition de connaissances de base dans ces domaines et le développement des capacités suivantes :

    • formuler une question dans le champ où elle trouve naturellement sa place et analyser les informations qui sous tendent cette question;
    • argumenter avec précisions ;
    • appliquer ces techniques avec rigueur ;
    • analyser la cohérence des résultats (notamment par la vérification d’ordre de grandeur) ;
    • rendre compte par oral et/ou par écrit des résultats obtenus.

    Cette formation doit permettre en outre une adaptation aux évolutions probables des métiers.
    On notera que peu de connaissances nouvelles sont proposées en mathématiques : la plupart d’entre elles ont été vues au collège.
    Néanmoins, il ne s’agit pas pour autant de révisions ; l’enseignant utilisera le support de situations empruntées aux autres disciplines - notamment du secteur professionnel - ou issues de la vie courante pour faciliter la compréhension et la maîtrise de concepts et en montrer l’efficacité.


  • Education Civique Juridique et Sociale (ECJS)

    L'enseignement professionnel a toujours souligné sa double mission de préparer les jeunes, élèves et apprentis qui lui sont confiés, à l'exercice d'un métier en même temps qu'à celui de leur citoyenneté. Cette finalité est confirmée par la vocation d'insertion professionnelle des CAP.
    L'enseignement d'éducation civique, juridique et sociale s'applique à tous les lycées (LEG et LP). Il est donc également mis en œuvre dans les classes préparant au CAP.

    Les enseignants, dans les classes préparant au CAP, pratiquent une pédagogie active et inductive, favorisent l'expression orale et sont habitués au travail interdisciplinaire. Ils établissent des contacts fréquents avec le monde socio-économique et mettent en pratique une réelle pédagogie de l'alternance. L'ensemble de ces méthodes facilite la mise en œuvre de l'enseignement de l'ECJS.

    Les élèves et apprentis préparant un CAP atteignent souvent leur majorité civile et politique au cours de leur formation qui se déroule pour une partie importante en entreprise. C'est pourquoi l'enseignement de l'ECJS est particulièrement adapté à ces jeunes ; ceux-ci possèdent souvent une expérience et une sensibilité sociales riches qui trouvent un prolongement dans l'apprentissage de l'exercice de la citoyenneté.


    Quel que soit le parcours des élèves, l'objectif de l'ECJS en CAP est de faire redécouvrir l'importance et les enjeux de la citoyenneté en s'appuyant sur de grandes questions sociales.
    Il s'agit de partir de questions publiques intéressant les élèves, de la vie sociale pour remonter, par analyse, à la citoyenneté, à sa source politique et à sa construction dans le temps. On se doit donc de sélectionner des sujets dans la vie sociale, saisissables par les élèves, susceptibles d'éclairer une ou plusieurs des dimensions de la citoyenneté.

    Le caractère professionnel de la préparation au CAP exige naturellement de donner toute leur importance aux questions de la citoyenneté au travail.


  • Français

    L'enseignement du français en CAP s'adresse à un public très divers dans sa composition sociologique, dans sa structure, dans ses attentes. Malgré cette diversité, il poursuit deux objectifs inséparables : la maîtrise de la langue qui doit rendre tous les élèves, les apprentis et les adultes en formation capables de s'exprimer et d'être entendus et compris ainsi que l'acquisition de références culturelles communes. Dans cette perspective, le programme est délibérément ouvert : il dépasse les clivages apparents entre maîtrise de la langue et culture, français littéraire et français fonctionnel. Il considère que la connaissance de la langue et la pratique de tous les discours - dans les activités d'expression orale, de lecture et d'écriture - sont à la fois moyens et finalités. En lien avec les autres enseignements généraux et avec les enseignements professionnels, le programme de français contribue à l'acquisition d'une culture commune. Il est ainsi une expression du principe républicain qui assigne à l'École la vocation d'intégration sociale et culturelle autour de valeurs, de références et de langage communs.


  • Histoire-Géographie

    Le programme de CAP s’inscrit dans l’ensemble des programmes d’histoire et de géographie de la voie professionnelle. Il s’adresse à des élèves1 dont beaucoup sont dans la vie active ou le seront après le diplôme ; c’est pourquoi il se situe dans une perspective résolument globalisante. L’histoire et la géographie concourent à expliquer le monde dans lequel vivent les élèves. En histoire, la période envisagée est ancrée dans le XXe siècle dont les événements et les situations historiques permettent de comprendre le temps présent. En géographie, l’étude part des espaces vécus pour appréhender de façon multiscalaire tous les espaces, jusqu’à l’échelle mondiale.


  • Histoire-géographie-éducation civique juridique et sociale (ECJS) Bac pro

    En histoire comme en géographie, les professeurs doivent s’appuyer sur les acquis des élèves. Même si nombre de ces acquis doivent être réactivés, ou confortés, rien ne serait plus contraire à l’intérêt des élèves que de refaire ce qu’ils ont déjà traité, avec des connaissances ou des approches identiques. Il s’agit ici de déplacer la focale et de se placer à un autre point de vue, qui doit développer la curiosité, inciter aux rapprochements et aux comparaisons, donner envie dans l’espace et dans le temps, de mieux connaître et donc de mieux comprendre les hommes dans leur diversité et leur universalité.
    Le programme présenté laisse une large part au libre choix des enseignants et des élèves, que ce soit pour les sujets d’étude (en seconde) ou pour les situations. Par ailleurs, chacun des thèmes choisis, tant en histoire qu’en géographie, ouvre la voie à des prolongements littéraires ou artistiques, tels qu’ils ont été définis par les Instructions officielles, qui permettront aux enseignants d’utiliser pleinement leur bivalence, mais aussi de travailler en interdisciplinarité, afin de nourrir et d’enrichir l’appétence des élèves pour l’histoire des arts.


  • Langue vivante (LV1)

    Apprentissage des langues vivantes : citoyenneté et mobilité
    Commun aux différents parcours de formation conduisant à la délivrance de diplômes de niveau V et de niveau IV1, ce programme, dans ses principes fondamentaux, est également commun aux six langues vivantes étrangères (allemand, anglais, arabe, espagnol, italien et portugais) enseignées dans la voie professionnelle.
    Conformément aux dispositions de l’article I, titre I du décret n° 2005-1011 du 22 août 2005, il définit les objectifs à atteindre dans chacune des cinq activités de communication langagière en se référant aux niveaux de compétence du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) et se situe de ce fait dans la continuité des programmes de l’école primaire et du collège.
    Les enseignements de langues vivantes sont une composante essentielle de la formation générale et personnelle des divers publics de la voie professionnelle : ils contribuent, chez les élèves, apprentis et adultes concernés, au développement de la citoyenneté et à l’enrichissement du rapport aux autres. Indissociables de l’exploration des cultures étrangères, les apprentissages de langues vivantes définis par ce programme sont également ancrés dans la réalité des différents environnements professionnels. Ils préparent ainsi à la mobilité dans un espace européen et international élargi.