Terminale ES

La série économique est avant tout centrée sur les sciences économiques et sociales avec un fort enseignement de mathématiques et d'histoire-géographie. Les disciplines...

  • Education physique et sportive (EPS)

    Les apprentissages abordés en première sont complétés sur les deux niveaux. Le premier niveau de compétences et les connaissances qui s’y rapportent doivent être nécessairement atteints à l’issue de cette classe, et évalués lors de l’examen du baccalauréat. Au-delà de la réussite à l’examen, l’enseignement et les apprentissages favorisent l’engagement autonome ultérieur dans des APSA ou des formes d’APSA diverses.

    Ainsi, au moment où les lycéennes et les lycéens s’apprêtent à quitter l’enseignement secondaire pour l’enseignement supérieur ou le monde du travail, il convient de leur donner les moyens effectifs d’une citoyenneté responsable de la conduite de leur vie corporelle, de les rendre attentifs aux relations sociales, pleinement acteurs critiques et créateurs de l’évolution des pratiques corporelles dans la société.


  • Enseignement de spécialité

    Parmi ces enseignements, les élèves auront à en choisir un :

    • Spécialité Mathématiques
    • Spécialité SES (Sciences Economiques et Sociales)

  • Enseignement scientifique

    Cet enseignement de biologie, nouveau pour la série ES, a pour objectif d'apporter des connaissances et une démarche, celle des raisonnements scientifiques, au travers de thèmes qui touchent à la responsabilité individuelle et collective face aux grands problèmes actuels de société. Il s'agit d'aborder différents sujets de santé humaine ou ayant trait à l'environnement et comportant des retombées en termes pratiques et socio-économiques, ainsi qu'en termes d'éthique personnelle et collective.

    Les thèmes sont répartis en deux catégories : trois thèmes obligatoires et un thème au choix.

    Les thèmes obligatoires constituent la première partie du programme. Ils concernent le fonctionnement du corps humain :

    • un thème de physiologie intégrée est centré sur le fonctionnement des centres nerveux au travers d'un exemple, celui de la réponse à un stimulus nociceptif, qui permet d'aborder les interactions entre système nerveux et substances chimiques, conduisant à la notion de médicament et de drogue ;
    • un thème portant sur le contrôle neuro-hormonal de la reproduction et ses conséquences, au plan de la santé individuelle, de la régulation des naissances à la procréation médicalement assistée ;
    • un thème de génétique et biotechnologie qui poursuit la démarche initiée en troisième et approfondie en seconde. Il comporte des aspects allant du diagnostic prénatal jusqu'à une réflexion sur la médecine prédictive.

    Un thème à choisir parmi les quatre propositions suivantes complète le programme.

    Trois thèmes porteurs d'un questionnement sur l'environnement sont proposés, avec des approches qui vont de l'objet biologique aux considérations mondialistes. Ils s'inscrivent dans la perspective de développer les interactions avec l'enseignement de la géographie et de sciences économiques. Les thèmes au choix sont :

    • un thème sur l'alimentation et l'environnement qui peut permettre une approche à la fois individuelle et globale. Il comporte trois parties : les besoins alimentaires (dans le prolongement du programme de troisième), les paramètres de la production qui doit permettre de satisfaire les besoins, les conséquences environnementales de certaines pratiques agricoles ;
    • un thème sur la gestion d'une ressource biologique - le bois - dont les propriétés physiques et chimiques justifient l'emploi comme matériau de l'industrie. Son exploitation a des conséquences en termes d'impact sur l'environnement (pollutions) et nécessite la gestion des écosystèmes. Ce dernier point prolonge certains aspects du programme de seconde ;
    • un thème touchant à une ressource naturelle - l'eau - composant indispensable aux êtres vivants, et dont l'inégale répartition a des retombées économiques et sociales très importantes.

    Un quatrième thème, plus conceptuel, porte sur l'évolution (notions de parenté et d'innovation génétique). Il complète en partie les approches évolutives développées antérieurement en seconde et permet de replacer l'émergence de l'homme dans le cadre de l'évolution des espèces.

    L'ordre des thèmes ci-dessus ne préjuge en rien de leur mise en place annuelle qui est laissée à l'appréciation de l'enseignant, de même que la durée exacte de chaque thème. Cependant, la durée moyenne prévue est de 7 à 8 semaines par thème.

    Les pratiques pédagogiques associées à cet enseignement doivent s'adapter au partage horaire entre les activités de cours (1h hebdomadaire) et les activités de travaux pratiques (qui équivalent à 1/2h par semaine en classe à effectif réduit). Ces activités s'appuieront, partout où cela sera possible, sur les techniques de l'information et de la communication (TIC).

    L'ensemble de ces activités fait l'objet d'une évaluation.


  • Enseignements facultatifs (2 au plus)

    Parmi ces enseignements, les élèves pourront en choisir deux :

    • Enseignements artistiques
    • Grec ancien
    • Latin
    • Langue vivante 3 (LV3)
    • Option EPS

  • Histoire-Géographie, Education Civique Juridique et Sociale (ECJS)

    Histoire-Géographie

    Le programme d’histoire et de géographie du cycle terminal des séries ES et L a pour ambition de donner des clés d’explication du monde contemporain. En histoire, il se développe sur une période allant du milieu du XIXe siècle à nos jours.

    En géographie, il prend en compte trois grands espaces : la France, l’Europe, le monde.

    Le programme fait appel à des connaissances et à des modes d’analyse et d’expression acquis au collège. Aider les élèves à se les remémorer, à les mobiliser à bon escient et à les enrichir est une tâche fondamentale du lycée. Il s’articule directement sur l’année de seconde durant laquelle tous les élèves ont reçu la même formation en histoire et en géographie: ils ont poursuivi leur initiation à l’analyse géographique et historique, ils ont étudié des moments et des situations qui éclairent la période et l’espace couverts par les programmes de première et de terminale.

    En géographie, le programme de première reprend la démarche des études des cas, selon une méthode initiée en seconde. En terminale, ces études de cas et les exemples au choix disparaissent afin de répondre aux exigences du baccalauréat.

    ECJS

    En classe de seconde, la citoyenneté politique a été analysée dans sa dimension civile, en partant de la vie sociale pour remonter à ses fondements politiques. En classe de première, les élèves ont été amenés à réfléchir sur l'exercice de la citoyenneté politique, les conditions de la participation politique et les fondements de l'État de droit. Ils ont pu comprendre comment les libertés publiques et privées peuvent être garanties dans l'État démocratique et en quoi elles requièrent la participation et la vigilance des citoyens, l'exercice de leurs droits civiques et leur participation au débat dans l'espace public.

    En classe terminale, il s'agit de montrer que les exigences de droit, de justice, de liberté et d'égalité qui caractérisent l'État et les sociétés démocratiques sont confrontées à de nouveaux défis qui mettent à l'épreuve la citoyenneté, notamment les évolutions de la science et de la technique, les exigences renouvelées de justice et d'égalité, la construction de l'Union européenne et la mondialisation économique, culturelle, juridique et politique. Ces évolutions obligent les hommes à toujours repenser leurs droits et leurs libertés, ce qui suscite des débats dans l'espace public. La tension entre les intérêts particuliers et l'intérêt général, des expressions nouvelles de violence et d'atteinte aux libertés, exigent des réponses juridiques sans cesse adaptées. Le débat démocratique amène à interroger les normes et les valeurs sur lesquelles repose le droit et à les confronter à des conceptions différentes de l'éthique et à l'idée de droits de l'Homme. Ces évolutions transforment l'exercice de la participation politique et les formes de la conscience des citoyens, en amenant à repenser les questions de la souveraineté, de la liberté, de la responsabilité, de la justice et du droit.

    Ces transformations du monde contemporain sont analysées en propre par différentes disciplines. L'ECJS a pour mission de souligner les enjeux civiques et politiques de ces évolutions, en particulier à travers le débat argumenté, fondé sur le savoir et portant sur des questions suscitées par l'actualité, répondant aux préoccupations des élèves : la connaissance et la capacité de se servir de sa raison permettent de décider et d'agir librement.

    En amenant les élèves, sur ces questions limitées et concrètes, à coordonner les connaissances et la réflexion qu'ils construisent dans les différentes disciplines, l'ECJS trouve sa pleine signification. Elle contribue, à sa manière et dans le volume horaire qui lui est imparti, à attester de la cohérence entre les programmes des disciplines et à les articuler entre eux.


  • Langue vivante 1

    Les élèves reçoivent un enseignement de 2 h (dont 1 h en classe dédoublée). Enseignement auquel peut s’ajouter une heure de conversation avec un assistant de langue.


  • Langue vivante 2

    Les élèves reçoivent un enseignement de 2 h (dont 1 h en classe dédoublée). Enseignement auquel peut s’ajouter une heure de conversation avec un assistant de langue.


  • Mathématiques

    Les objectifs généraux de l’enseignement des mathématiques pour la série ES ont été présentés dans le programme de 1ère ES (B.O. hors-série n° 8 du 31 août 2000, volume 6) : entraînement à la lecture active de l’information et à son traitement, initiation à la pratique d’une démarche scientifique globale (dans laquelle l’étude expérimentale - par les élèves - de situations suffisamment riches précède et conditionne la mise en place des nouveaux concepts), cohérence dans les choix faits pour la formation des élèves.

    Pour l’enseignement obligatoire, on a repris ici l’essentiel de ce qui constituait l’ancien programme. Une première partie est consacrée au traitement de l’information chiffrée, à la statistique et aux probabilités. Une seconde partie est consacrée aux fonctions numériques et au calcul intégral : les fonctions classiques (ou de référence) à la fin de ce cycle sont les polynômes de faible degré, des quotients de tels polynômes ou des produits par une fonction exponentielle, logarithme et les racines d’un polynôme de faible degré. Dans le cadre de la résolution de problèmes, l’étude d’une fonction se limitera à un intervalle.


  • Philosophie

    L’enseignement de la philosophie en classes terminales a pour objectif de favoriser l’accès de chaque élève à l’exercice réfléchi du jugement, et de lui offrir une culture philosophique initiale. Ces deux finalités sont substantiellement unies. Une culture n’est proprement philosophique que dans la mesure où elle se trouve constamment investie dans la position des problèmes et dans l’essai méthodique de leurs formulations et de leurs solutions possibles ; l’exercice du jugement n’a de valeur que pour autant qu’il s’applique à des contenus déterminés et qu’il est éclairé par les acquis de la culture.

    La culture philosophique à acquérir durant l’année de terminale repose elle-même sur la formation scolaire antérieure, dont l’enseignement de la philosophie mobilise de nombreux éléments, notamment pour la maîtrise de l’expression et de l’argumentation, la culture littéraire et artistique, les savoirs scientifiques et la connaissance de l’histoire. Ouvert aux acquis des autres disciplines, cet enseignement vise dans l’ensemble de ses démarches à développer chez les élèves l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle. Il contribue ainsi à former des esprits autonomes, avertis de la complexité du réel et capables de mettre en œuvre une conscience critique du monde contemporain.

    Dispensé durant une seule année, à la fin du cycle secondaire, et sanctionné par les épreuves d’un examen national, l’enseignement de la philosophie en classes terminales présente un caractère élémentaire qui exclut par principe une visée encyclopédique. Il ne saurait être question d’examiner dans l’espace d’une année scolaire tous les problèmes philosophiques que l’on peut légitimement poser, ou qui se posent de quelque manière à chaque homme sur lui-même, sur le monde, sur la société, etc. Il ne peut pas non plus s’agir de parcourir toutes les étapes de l’histoire de la philosophie, ni de répertorier toutes les orientations doctrinales qui s’y sont élaborées. Il convient donc d’indiquer clairement à la fois les thèmes sur lesquels porte l’enseignement et les compétences que les élèves doivent acquérir pour maîtriser et exploiter ce qu’ils ont appris.


  • Sciences économiques et sociales (SES)

    L’enseignement des sciences économiques et sociales en classe terminale ES s’inscrit en continuité avec celui des classes de seconde (option sciences économiques et sociales) et de première ES. La finalité de cet enseignement est de conduire l’élève à la connaissance et à l’intelligence des économies et des sociétés contemporaines, et ainsi de concourir à la formation du citoyen. Elle est aussi de préparer les élèves à la

    poursuite d’études supérieures. Dans cette perspective, elle vise à favoriser chez les élèves l’acquisition d’une culture générale fondée sur la maîtrise de connaissances, d’outils et de méthodes d’analyse permettant un traitement rigoureux des questions économiques et sociales.

    L’enseignement de sciences économiques et sociales s’appuie sur l’observation de faits économiques et sociaux guidée par des questionnements théoriques. Tout en étant ancré dans les savoirs académiques de référence

    des disciplines constitutives des sciences sociales, il a la caractéristique d’être pluridisciplinaire. Cette caractéristique est prise en compte de deux façons : à travers la complémentarité des analyses économiques et sociologiques et grâce à un travail sur des thèmes transversaux.

    Cette triple exigence (place faite à l’observation, recours aux savoirs académiques, pluridisciplinarité) doit permettre de développer des compétences requises pour la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur : capacité à identifier et formuler des problèmes, à construire des raisonnements inductifs, déductifs ou hypothético-déductifs, à exercer l’esprit critique.


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