Terminale S

La série scientifique est une série centrée sur les mathématiques, les sciences expérimentales (physique-chimie, sciences de la vie et de la Terre). Au sein du tronc commun...

  • Chimie, Physique

    Le programme de sciences physiques de terminale S a pour trame l’évolution temporelle des systèmes. Les exemples traités, pris dans différents domaines de la physique et de la chimie, en constituent les motifs. Ces motifs sont, à chaque fois que c’est possible, introduits par des situations expérimentales.

    Physique:

    En classe de terminale est mise en place une compréhension plus fine de l’évolution des systèmes, en étudiant celle-ci quantitativement, tant sur le plan expérimental que théorique.

    Chimie:

    En classe terminale, les transformations chimiques sont abordées dans leur généralité. Dans toute application pratique de la chimie (extraction de matières premières, élaboration de nouveaux matériaux de toute nature, synthèse de médicaments), la question de l’état final d’une transformation et du temps caractéristique d’accès à cet état final est cruciale. Le fil directeur de l’enseignement de tronc commun - l’évolution des systèmes - peut se décliner en chimie en quatre questions :

    • La transformation d’un système chimique est-elle toujours rapide?
    • La transformation d’un système chimique est-elle toujours totale?
    • Le sens spontané d’évolution d’un système chimique est-il prévisible? Ce sens peut-il être inversé?
    • Comment peut-on contrôler les transformations de la matière?

  • Education physique et sportive (EPS)

    Les apprentissages abordés en première sont complétés sur les deux niveaux. Le premier niveau de compétences et les connaissances qui s’y rapportent doivent être nécessairement atteints à l’issue de cette classe, et évalués lors de l’examen du baccalauréat. Au-delà de la réussite à l’examen, l’enseignement et les apprentissages favorisent l’engagement autonome ultérieur dans des APSA ou des formes d’APSA diverses.

    Ainsi, au moment où les lycéennes et les lycéens s’apprêtent à quitter l’enseignement secondaire pour l’enseignement supérieur ou le monde du travail, il convient de leur donner les moyens effectifs d’une citoyenneté responsable de la conduite de leur vie corporelle, de les rendre attentifs aux relations sociales, pleinement acteurs critiques et créateurs de l’évolution des pratiques corporelles dans la société.


  • Enseignement complémentaire

    Cet enseignement reste au choix de l'élève. Il s'agit de:
     
    • Option Education physique et sportive (EPS)

  • Enseignement de spécialité

    L'élève doit en choisir un parmi :
    • Physique-chimie
    • Mathématiques
    • Sciences de la Vie et de la Terre (SVT)

  • Histoire-Géographie

    Le programme d’histoire et de géographie du cycle terminal de la série S a pour ambition de donner des clés d’explication du monde contemporain. En histoire, il se développe sur une période allant du milieu du XIX° siècle à nos jours. En géographie, il prend en compte trois grands espaces : la France, l’Europe, le monde.

    Les choix effectués répondent à trois objectifs principaux.

    Contribuer à la cohérence de la formation dispensée en histoire, géographie et éducation civique au collège et au lycée

    Le programme fait appel à des connaissances et à des modes d’analyse et d’expression acquis au collège. Aider les élèves à se les remémorer, à les mobiliser à bon escient et à les enrichir est une tâche fondamentale du lycée. Il s’articule directement sur l’année de seconde durant laquelle tous les élèves ont reçu la même formation en histoire et en géographie : ils ont poursuivi leur initiation à l’analyse géographique et historique, ils ont étudié des moments et des situations qui éclairent la période et l’espace couverts par les programmes de première et de terminale.

    En géographie, le programme de première reprend la démarche des études des cas, selon une méthode initiée en seconde. En terminale, ces études de cas et les exemples au choix disparaissent afin de répondre aux exigences du baccalauréat.

    Favoriser les choix pédagogiques du professeur et la diversité des démarches

    Chaque professeur est libre de sa programmation dans chacune des parties et dans l’articulation entre histoire et géographie. Le programme est conçu pour être traité en une soixantaine d’heures de cours par an. Il faut ajouter à ces dernières les devoirs et corrigés. Le total équivaut à ce dont dispose un professeur de première et de terminale en série S, soit 80 heures effectives. Les indications horaires pour chaque partie sont là pour nourrir la réflexion et pour signaler que les contenus sont nettement délimités. Elles manifestent aussi qu’il convient de respecter la parité horaire entre histoire et géographie. Le respect de ces divers ordres de grandeur assure la cohérence de l’année et contribue à celle de la formation dispensée sur les trois années du lycée.

    Les TICE seront utilisées avec profit pour la mise en oeuvre des programmes. Les études de cas peuvent être l’occasion d’exploiter les ressources locales, d’établir des liens avec les enseignements linguistiques, l’éducation civique, juridique et sociale et les thèmes des travaux personnels encadrés.

    Accorder à la France une place privilégiée, tant en histoire qu’en géographie

    La France occupe environ le tiers de l’horaire du cycle terminal. Cela répond à un souci de proximité, à une exigence de connaissance de l’histoire et du territoire national et à l’enrichissement de la représentation que les élèves peuvent en avoir. Son étude ne s’inscrit pas dans un bloc horaire unique et fermé, mais dans un programme ouvert sur l’Europe et sur le monde.


  • Langue vivante 1

    Les élèves reçoivent un enseignement de 2 h (dont 1 h en classe dédoublée). Enseignement auquel peut s’ajouter une heure de conversation avec un assistant de langue.

  • Langue vivante 2

    Les élèves reçoivent un enseignement de 2 h (dont 1 h en classe dédoublée). Enseignement auquel peut s’ajouter une heure de conversation avec un assistant de langue.

  • Mathématiques

    Le programme de terminale S s’inscrit dans la continuité de celui de première et il en reprend de ce fait les éléments.
    La classe terminale signe la fin des études secondaires; son contenu doit donc répondre à une double exigence :

    • s’inscrire dans la cohérence des connaissances transmises aux élèves dans leur cursus scolaire,
    • ouvrir à des horizons neufs et variés.

    Les formations supérieures sont naturellement diverses et offrent aux mathématiques une place variable. Dans certaines filières, elles seront une matière centrale et pour toutes un outil de modélisation et de calcul. La réussite des jeunes étudiants dépendra donc crucialement de leur maîtrise des sciences mathématiques; pour les préparer, le programme prend en compte les évolutions de la discipline et différentes demandes qui sont l’expression des besoins mathématiques croissants de notre société. Les élèves à qui ce programme est destiné ont grandi dans un environnement technologique, qui façonne leur comportement et leurs valeurs et crée des centres d’intérêt profondément nouveaux.

    La puissance d’investigation des outils informatiques et l’existence de calculatrices performantes dont la plupart des élèves disposent sont des progrès bienvenus, et leur l’impact sur la pédagogie des mathématiques est considérable. Il faut accompagner cette évolution, notamment en utilisant ces outils dans les phases de découverte et d’observation par les élèves. Certains éléments (par exemple les équations différentielles ou la statistique) apparaissent immédiatement utiles aux autres disciplines scientifiques. Mais utile ne signifie pas utilitaire. Les mathématiques, science du calcul, ne sont pas que cela, et il est important que les élèves comprennent qu’elles sont aussi une école de rigueur qui exige une pensée claire.

    Il faut pour cela maintenir l’équilibre entre l’entraînement au calcul et la réflexion, également indispensables au progrès mathématique, et donc présenter, dans le cadre nécessairement modeste du programme, des démonstrations qui nourrissent cette réflexion. Les élèves pourront ainsi expliciter des raisonnements sans se limiter à quelques démarches stéréotypées, voir clairement la différence entre ce qu’on établit et ce qui est provisoirement admis et comprendre comment les mathématiques se construisent.

    Mais utile ne signifie pas utilitaire. Les mathématiques, science du calcul, ne sont pas que cela, et il est important que les élèves comprennent qu’elles sont aussi une école de rigueur qui exige une pensée claire. Il faut pour cela maintenir l’équilibre entre l’entraînement au calcul et la réflexion, également indispensables au progrès mathématique, et donc présenter, dans le cadre nécessairement modeste du programme, des démonstrations qui nourrissent cette réflexion. Les élèves pourront ainsi expliciter des raisonnements sans se limiter à quelques démarches stéréotypées, voir clairement la différence entre ce qu’on établit et ce qui est provisoirement admis et comprendre comment les mathématiques se construisent.


  • Option facultative

    Les élèves peuvent en choisir 2 au plus parmi : 

    • Grec ancien
    • Latin
    • Les enseignements artistiques
    • Une troisième langue vivante (LV3)

  • Philosophie

    L’enseignement de la philosophie en classes terminales a pour objectif de favoriser l’accès de chaque élève à l’exercice réfléchi du jugement, et de lui offrir une culture philosophique initiale. Ces deux finalités sont substantiellement unies. Une culture n’est proprement philosophique que dans la mesure où elle se trouve constamment investie dans la position des problèmes et dans l’essai méthodique de leurs formulations et de leurs solutions possibles ; l’exercice du jugement n’a de valeur que pour autant qu’il s’applique à des contenus déterminés et qu’il est éclairé par les acquis de la culture.La culture philosophique à acquérir durant l’année de terminale repose elle-même sur la formation scolaire antérieure, dont l’enseignement de la philosophie mobilise de nombreux éléments, notamment pour la maîtrise de l’expression et de l’argumentation, la culture littéraire et artistique, les savoirs scientifiques et la connaissance de l’histoire. Ouvert aux acquis des autres disciplines, cet enseignement vise dans l’ensemble de ses démarches à développer chez les élèves l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle.

    Il contribue ainsi à former des esprits autonomes, avertis de la complexité du réel et capables de mettre en œuvre une conscience critique du monde contemporain.Dispensé durant une seule année, à la fin du cycle secondaire, et sanctionné par les épreuves d’un examen national, l’enseignement de la philosophie en classes terminales présente un caractère élémentaire qui exclut par principe une visée encyclopédique. Il ne saurait être question d’examiner dans l’espace d’une année scolaire tous les problèmes philosophiques que l’on peut légitimement poser, ou qui se posent de quelque manière à chaque homme sur lui-même, sur le monde, sur la société, etc.

    Il ne peut pas non plus s’agir de parcourir toutes les étapes de l’histoire de la philosophie, ni de répertorier toutes les orientations doctrinales qui s’y sont élaborées. Il convient donc d’indiquer clairement à la fois les thèmes sur lesquels porte l’enseignement et les compétences que les élèves doivent acquérir pour maîtriser et exploiter ce qu’ils ont appris.


  • Sciences de la vie et de la terre (SVT)

    Notre planète, tant en ce qui concerne la géosphère que la biosphère présente deux propriétés d'apparence contradictoire : stabilité et variabilité. Cette contradiction se résout par la prise en compte de la dimension temporelle. L'un des objectifs du programme de la classe de terminale est de fournir un modèle dynamique de la Terre aux élèves ayant opté pour la filière scientifique. Ce modèle, pour être complet, prend en compte l'évolution au cours du temps du système global terrestre : enveloppes fluides (abordées en classe de seconde), enveloppes solides (définies en classe de première S) et êtres vivants.

    Le monde vivant présente une unité structurale et fonctionnelle mais aussi une très grande diversité ; cette diversité lui permet de se maintenir globalement au cours du temps et de s'étendre dans l'espace. Ainsi,

    • la stabilité de la biosphère s'accompagne de la variabilité des espèces (évolution) ;
    • la stabilité de l'espèce s'accompagne de la variabilité des individus (procréation, génétique) ;
    • la stabilité de l'individu s'accompagne de la variabilité de certains de ses constituants (par exemple le système immunitaire).

    Comprendre l'évolution biologique et géologique de la planète requiert la capacité d'identifier des moments remarquables dans l'histoire de la Terre, de les ordonner, d'évaluer leur âge et de mesurer les durées qui les séparent.


  • Sciences de l'ingénieur (SI)

    Dans un contexte économique de forte concurrence mondiale, la mise sur le marché de produits nouveaux à forte valeur ajoutée impose des efforts permanents de recherche pour atteindre de meilleures performances à moindre coût. Ces contraintes s’accompagnent d’un accroissement de la complexité des produits, de l’organisation et des moyens industriels, favorisé par l’essor de la microélectronique et des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Il en résulte un besoin croissant en techniciens, ingénieurs et chercheurs. L’élaboration par l’homme de produits réalisant des fonctions matérielles ou virtuelles exige, pour les concevoir, les fabriquer et en obtenir les performances attendues, des compétences scientifiques et pluritechniques alliées à une compréhension approfondie des principes qui les gouvernent.

    Partant de problèmes concrets, les “sciences de l’ingénieur”, sciences de la conception et de la réalisation des systèmes inventés par l’homme, concernent aussi bien l’élaboration d’objets, d’équipements et de processus, que l’organisation qui accompagne ces créations.

    Par leur implication dans l’ensemble de l’activité humaine, les sciences de l’ingénieur sont en interdépendance avec les sciences de la nature, les sciences économiques et les sciences humaines, dont elles exploitent les lois et les méthodes tout en contribuant à leur développement.


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